vendredi 30 avril 2010
Étude de cas: Mélodie Nelson
À considérer ses statistiques de fréquentation et la place qu'elle occupe dans la blogosphère, Mélodie Nelson apparaît comme l'une des plus célèbres représentantes de cette société virtuelle.
Le blogue à vocation grivoise laisse peu de gens indifférents. Certains sont choqués, d'autres excités, d'autres amusés. Mais quel est le réel objectif de la blogueuse? Difficile à dire. Par contre, avec l'humour qu'on décèle derrière les billets, il semble que Mélodie Nelson veuille autant, sinon plus, jouer à l'amuseur public qu'à l'objet de désir.
S'il est une faille que l'on puisse atttribuer à ce blogue, c'est d'accorder une place nettement exagérée (bien que ce soit volontaire) au champ lexical génital. Chaque titre, chaque texte, voire chaque phrase est surchargé de détails sexuels qui peuvent procurer divers effets chez le lecteur (en fonction des intérêts de ce dernier) mais qui deviennent parfois agaçants tant ils sont nombreux.
Notons aussi que, puisque Mélodie Nelson ne se présente que sous une seule facette, il est difficile de voir les multiples dimensions de la personne derrière la blogueuse. Cette jeune femme ne consiste elle qu'en un amas d'hormones constamment à son paroxysme? Encore une fois, on serait tenté d'affirmer que ce n'est pas le cas et que la blogueuse s'amuse à nos dépens. Malheureusement, l'absence de variété au sein du blogue ne nous permet pas d'aller au-delà de cette affirmation.
Malgré tout, Mélodie Nelson a sa place dans le paysage de la blogosphère québécoise et le lancement prochain de son livre nous démontre, en partie du moins, l'intérêt qu'elle suscite.
Style: 4/5: Le style de Mélodie Nelson est particulier au sein de la blogosphère québécoise. Peu de blogueurs ont un style aussi distinct.
Vocabulaire: 4/5: La blogueuse maîtrise les rouages de la langue française. Par contre, les nombreux anglicismes utilisés ainsi que la vulgarité du langage rendent la lecture parfois moins agréable. Il y aurait moyen d'être tout aussi efficace, et peut-être même plus, en n'accordant pas autant de place aux vulgarités excessives.
Pertinence: 2/5: Mélodie Nelson semble être plus douée par la réflexion qu'elle ne le laisse paraître sur son blogue. Et bien que cette blogueuse ne semble pas du tout souhaiter être pertinente dans son propos, on serait tenté d'affirmer que c'est préférable à un blogueur qui souhaite l'être et qui ne l'est pas, comme c'est assez souvent le cas.
Note finale: 10/15 Recommandable
jeudi 29 avril 2010
Une nouvelle mise au point
2- Pour ce qui est de ma participation aux commentaires, j'ai déjà expérimenté et je ne vois là qu'une surenchère d'explications inutiles et parfois même une escalade vers les insultes. Quel est pour moi l'intérêt de me justifier sur les notes accordées aux blogueurs lorsque cette justification est déjà dans l'étude de cas?
3- Il est fascinant de constater à quel point certains se dédisent d'un commentaire à l'autre selon leur proximité avec le blogueur étudié. Les Québécois ont un malaise profond par rapport à la critique si mineure soit-elle et les commentaires reçus sur ce blogue en font l'éclatante preuve.
4- Inutile de me demander d'analyser votre blogue. Vous feriez mieux de laisser un commentaire anonyme proposant votre blogue au travers d'une liste de suggestions. Votre démarche serait plus subtile et aurait plus de chances de fonctionner.
5- Merci de contribuer à faire de cet espace un endroit dynamisé.
lundi 26 avril 2010
Étude de cas: Cours Véronique Cours
Le blogue présente Véronique, jeune femme dans la mi-vingtaine pratiquant de nombreuses activités physiques. Ces activités accaparent d'ailleurs l'essentiel de l'espace occupé sur le blogue de la coureuse. Viennent ensuite la vie amoureuse, les animaux de compagnie puis, dans une moindre mesure, la vie estudiantine et professionnelle de la blogueuse.
Bien que les blogues d'athlètes soient rares sur la blogosphère, cette rareté ne confère en aucune cas un aspect précieux à ce type de blogues, du moins à ceux qui, comme Véronique, se servent de leur blogue comme d'un journal d'entrainement. Aussi bien écrits soient-ils, leur potentiel à intéresser le lecteur s'avère mince.
Outre le problème relatif à la surexploitation des sujets sportifs, Véronique tend à exposer son quotidien en voulant faire comprendre au blogueur à quel point elle sait se satisfaire des petites choses de la vie et réussit à goûter au bonheur sur une base quotidienne. Le procédé de "naïveté mignonne" employé par la blogueuse semble viser uniquement à garder le cap sur une légèreté frivole, quoique intelligente.
L'abondance des blogues à teneur dépressive pourrait nous faire apprécier l'optique de Véronique mais il s'avère qu'il existe un juste milieu entre la grisaille et la clarté. Or, ce juste milieu ne se retrouve pas dans ce blogue.
Malgré tout, Véronique a un talent certain pour manier la langue française. L'ennui inhérent à la lecture de la majorité de ses billets n'enlève en rien à la blogueuse cette force. Malheureusement, Véronique se limite à entretenir un espace qu'elle seule peut apprécier.
Style: 2/5: Tel que mentionné plus haut, l'originalité du blogue ne peut être niée. Toutefois, il ne s'agit pas que d'être original au niveau des sujets traités pour être intéressant. Il faut aussi rejoindre le commun des gens ce qui n'est que rarement le cas dans les textes écrits par cette blogueuse.
Vocabulaire: 5/5: Il s'agit là d'un des meilleurs blogues québécois pour ce qui est de la qualité de l'orthographe.
Pertinence: 1/5: On imagine que les innombrables résumés d'entrainement et de courses sont très pertinents pour l'auteure. Toutefois, pour le lecteur, ils sont d'un ennui magistral.
Note finale: 8/15: non-recommandable
mercredi 21 avril 2010
Étude de cas: Le corps a ses raisons
L'approche préconisée dans ce blogue se distingue nettement par rapport à l'ensemble des blogues québécois. En effet, SP4M fait participer chacun des membres de son corps à diverses réflexions, généralement relatives à ses relations avec le sexe opposé. Langle utilisé permet de considérer les sujets sous plusieurs points de vue (la tête, le pénis et le coeur étant les parties les plus souvent mises à contribution).
Le concept fait sourire et contribue à dynamiser la blogosphère d'ici en y insufflant un vent de fraîcheur.
Par contre, SP4M, célibataire depuis peu, essaie parfois d'en mettre plein la vue en relatant ses aventures. SP4M pourrait-il dire qu'il ne recherche pas à attirer les voyeur(se)s, lui qui avait selon ses propres dires laissé tomber son blogue lors de sa précédente relation? En effet, une pudeur extrême et un exhibitionnisme extrême de la part d'une seule et même personne laissent songeur...
Toutefois, SP4M se remet lui-même en question et émet des réflexions intéressantes par rapport au manque de profondeur de certains sujets abordés, ce qui nous laisse comprendre qu'il désire mener une vie plus nuancée, non uniquement axée sur les besoins de la chair. SP4M mentionne aussi que le fait de devenir populaire en abordant des sujets faciles est une pratique ridicule, ce qui nous fait comprendre que ce blogueur veut aller plus loin que l'image qu'il projette.
Dernier point négatif: les contributions du coeur de SP4M qui ne semblent viser qu'à attendrir le lecteur (principalement les lectrices devrait-on dire). Le procédé est un peu facile.
Au final, un bon blogue très original qui gagnerait toutefois à aborder une plus grande variété de sujets et à jouer un peu moins au séducteur de ces dames, qu'elles soient blogueuses ou non.
Style: 5/5: Le style de ce blogueur est unique dans la blogosphère québécoise. Bien que le fait de faire parler ses membres puisse devenir redondant à la longue, il s'agit tout de même là d'un procédé littéraire tout-à-fait original.
Vocabulaire: 3/5: Le vocabulaire du blogueur est correct, sans plus. Un certain nombre de fautes d'orthographes sont présentes, ce qui indique une maîtrise limitée de la langue française.
Pertinence: 3/5: Les écrits du blogueur font principalement référence à la vie de célibataire. Les sujets abordés ne sont pas particulièrement approndis mais sont presque toujours intéressants.
Note finale: 11/15 : recommandable
mardi 13 avril 2010
Étude de cas: Renart l'Éveillé
Certains des blogueurs précédemment analysés cadraient plutôt bien dans cette catégorie. Toutefois, peu semblent viser la gloire à tout prix autant que le blogueur Renart L'Éveillé.
Mentionnons d'emblée que le plus grand amateur des écrits de Renart l'Éveillé est sans doute Renart L'Éveillé lui-même. Ce blogue, miné de traces de vanité crasse, carbure au désir de se faire voir et connaître du plus grand nombre possible. Il semble juste d'émettre l'hypothèse que ce blogueur vise à faire tout ce qui est en son pouvoir pour être reconnu par les membres de la clique journalistique numérique.
Il en résulte qu'il est ardu, pour le lecteur, de ressentir une fascination ou un intérêt si minime soit-il pour la personnalité fortement narcissique du blogueur.
Malgré tout, il existe des points positifs au blogue qui se doivent d'être soulignés. Parmi ceux-ci, mentionnons la grande qualité des caricatures réalisées. Si ces dernières ne sont pas toujours amusantes, elles sont réalisées avec talent.
Citons également la rigueur de la langue et les réflexions politico-sociales parfois mûrement réfléchies. Bien que les sujets choisis semblent souvent être en lien avec l'actualité du jour afin d'obtenir un maximum de visiteurs par le biais des recherches sur le web, il n'en demeure pas moins que la réflexion sous-jacente est plus poussée que celle du commun des blogueurs.
Somme toute, malgré l'apparent besoin d'obtenir de la reconnaissance et des éloges à tout prix, ce blogueur ne sombre presque jamais dans la gratuité dans l'exercice de ses "fonctions".
Style: 2/5: Le style de Renart l'Éveillé semble calqué sur celui des journalistes du web. Malheureusement, ce blogue n'apparait généralement que comme une pâle copie de ce qui se fait ailleurs dans le journalisme électronique. Certains billets se démarquent toutefois de par la qualité de leur réflexion et les efforts du blogueur pour entretenir son espace de façon variée sont manifestes.
Vocabulaire: 4/5: S'il est une force que l'on doit concéder à Renart L'Éveillé, c'est celle de son vocabulaire riche et diversifié. Le blogueur en met par contre parfois plus que le client n'en demande et va même jusqu'à inventer des termes farfelus et à les utiliser sérieusement (citons ici le terme "réalitosphère") afin de jouer aux éminences grises.
Pertinence: 3/5: Beaucoup de journalistes plus sérieux et plus crédibles abordent les mêmes sujets de manière plus accessible et mieux rendue que Renart L'Éveillé. Malgré tout, ce blogueur a le mérite d'effectuer de la recherche au sujet de l'actualité et de ne pas se contenter d'énumérer des activités sans importance de son quotidien.
Note finale: 9/15: Recommandable
vendredi 9 avril 2010
Étude de cas: Coeur de Pierre-Luc
Malheureusement, la facilité d'accès à certains médias sociaux tels que Youtube ou les blogues fait en sorte que non seulement les personnes talentueuses sont tentées de s'afficher mais aussi les personnes étant les seules (ou leur entourage immédiat) à croire en leurs aptitudes.
Le blogue dont il est question cadre parfaitement dans cette catégorie. Pierre-Luc, apprenti-humoriste, tient un blogue dont l'objectif principal semble être de diffuser ses capsules et de publier des nouvelles à vocation humoristique.
Le seul problème de ce blogue réside dans le total échec de l'objectif visé. Rien n'est drôle ni même amusant sur ce blogue. Le seul sentiment positif qu'on puisse éprouver pour Pierre-Luc est une relative sympathie pour le personnage qui semble amical. L'émotion dominante, à la lecture du blogue, est un malaise sans nom ressenti au visionnement des capsules dépourvues d'intérêt et de de mots d'esprit. On ne peut que ressentir un malaise pour Pierre-Luc qui s'humilie à chaque fois.
Beaucoup de blogues à caractère sérieux réussissent mieux que Pierre-Luc à faire sourire et rire le lecteur, ce qui n'est pas peu dire.
Il est très difficile, voire impossible, de trouver un intérêt au blogue Cœur de Pierre-Luc si ce n'est que pour constater la profondeur du gouffre sans fond dans lequel il semble prendre plaisir à s'enfoncer à chaque publication.
Style: 1/5: Bien que Pierre-Luc paraisse sympathique, l'échec incommensurable de ses aptitudes à susciter le rire ne nous permet en aucun cas de lui accorder une note supérieure.
Vocabulaire: 4/5: Le vocabulaire employé par Pierre-Luc est adéquat. Très peu de fautes sont recensées.
Pertinence: 1/5: Les blogues humoristiques auront toujours une place dans la blogosphère. Malheureusement, un blogue humoristique de mauvaise qualité ne peut en aucun cas être considéré comme étant pertinent.
Note finale: 6/15: non-recommandable
mardi 6 avril 2010
Étude de cas: M'AS VOUS FAIRE CHIER GRATIS
Pareil titre pourrait laisser croire que le blogue derrière consiste en un ramassis de calomnies et de grossièretés. Toutefois, après lecture de quelques billets, on réalise bien vite que ce n'est pas exactement le cas... Pour ce qui est du fond des textes, à tout le moins.
L'auteur du blogue se présente comme étant Cacawets, un célibataire de 53 ans dont les passions principales sont les jeunes et jolies femmes et le football américain.
Ces passions et la façon habituelle de traiter de son quotidien font en sorte que Cacawets est parfois dépeint comme un éternel adolescent, voire un adolescent attardé. À ce sujet, soulignons que plusieurs blogueurs n'ayant pas la moitié de l'âge de Cacawets s'expriment plus posément et avec plus de maturité.
Les points forts de Cacawets sont son apparente bonhomie, sa franchise et sa verve occasionnelle.
Ses points faibles sont toutefois plus nombreux. Parmi ceux-ci, soulignons la vulgarité du personnage, son manque de maturité, son intérêt mal exploité (dans l'optique d'un blogue personnel) pour les femmes et le sport ainsi que la faiblesse de son vocabulaire.
Somme toute, il s'agit là d'un blogue d'intérêt moyen mais mal écrit.
Style: 3/5: Hormis sa vulgarité, Cacawets a tout de même une personnalité amusante et sympathique. Bien que son âge joue en sa défaveur pour la maturité derrière les écrits, on constate clairement que Cacawets ne se prend pas au sérieux et cherche d'abord et avant tout à s'amuser avec son blogue.
Vocabulaire: 2/5: Avec Cacawets, la langue française est plutôt malmenée, tant au niveau de la forme que du fond.
Pertinence: 3/5: L'intérêt soulevé au sein des billets de Cacawets est variable. Parfois, des anecdotes personnelles sont d'un profond ennui alors que certains autres textes réussissent à amuser le lecteur.
Note finale: 8/15: non-recommandable
jeudi 1 avril 2010
Étude de cas: Le blog du parfait salaud
La différence majeure qui s'inscrit entre les deux blogues est que, là où Patrick Duval se dépeint comme un être amusant et sympathique, le parfait salaud a, pour sa part, développé une expertise indéniable quant à l'auto-portrait sous un jour défavorable. En effet, à la lecture de ce blogue, on a l'impression de se retrouver face à l'un des blogueurs les plus arrogants et prétentieux de toute la blogosphère québécoise.
Ce blogueur, qui se décrit comme un jeune homme de 25 ans pauvre, en recherche d'emploi et de compagnie féminine, utilise son blogue pour écrire sans vergogne son mépris à l'endroit des gens qui l'entourent. Des histoires d'un soir y sont racontées, de la vantardise quant aux statistiques de fréquentation de son blogue y est exposée et on y retrouve également des flèches lancées à certains confrères blogueurs dans l'unique but de choquer ou de susciter de la compétition ou des remous.
L'arrogance et la prétention de Luc-Pierre rendent la lecture de son blogue parfois pénible. Par contre, certaines traces laissées ici et là laissent comprendre que Luc-Pierre utilise son blogue comme d'un jouet pour traiter de son quotidien en utilisant l'angle de vue d'un véritable parfait salaud afin de susciter des réactions. De surcroit, malgré l'image négative qu'il s'est lui-même forgée, Luc-Pierre sait écrire des histoires intéressantes qui ne laissent pas indifférent.
Dans un cas comme dans l'autre, ce blogue est divertissant et ne laisse pas le lecteur indifférent. Ne perdons pas de vue que c'est là, avant toute chose, la principale caractéristique d'un bon blogue.
Style: 4/5: Luc-Pierre a un style bien à lui qui se démarque nettement de ce qu'on retrouve habituellement sur la blogosphère québécoise. Un seul point est retranché à ce critère pour la tendance à en mettre parfois beaucoup plus que nécessaire.
Vocabulaire: 4/5: Le vocabulaire employé par Luc-Pierre est excellent. On n'y retrouve que de rares fautes d'orthographe. De plus, les textes sont bien écrits et agréables à lire. Seul bémol: le niveau de langage qui s'abaisse parfois drastiquement dans l'unique but de choquer le lecteur.
Pertinence: 4/5: Il est difficile d'accorder une bonne note quant à la pertinence des blogueurs célibataires. Toutefois, cette fois-ci, l'angle emprunté a le mérite d'être original et de se démarquer des habituelles lamentations ou fabulations de célibataires malheureux. Le blogue du parfait salaud est solidement ancré dans la réalité et l'action.
Note finale: 12/15: Recommandable
vendredi 26 mars 2010
Étude de cas: L'Hôpital en folie
En parcourant le blogue de Ze Nurse, on constate que les textes qui s'y retrouvent sont partagés entre récits relatifs à la vie d'infirmière et les anecdotes personnelles.
Les textes en lien avec la profession d'infirmière sont parfois divertissants mais on y retrouve beaucoup d'indices qui laissent croire que Ze Nurse désire projetter l'image d'une infirmière intègre, fonceuse, qui dénonce les injustices et qui n'hésite pas à dire les quatre vérités à ceux qui le méritent.
Or, le ton utilisé est souvent paternaliste, ce qui fait en sorte qu'on a l'impression que Ze Nurse écrit pour prêcher, pour mettre les faits à son avantage, pour démontrer ses qualités et aptitudes. Par conséquent, il est ardu d'éprouver de la fascination ou même de l'intérêt pour la personnalité de cette blogueuse qui, malgré l'image qu'elle désire projetter, n'a rien de particulier.
Pour ce qui est des textes plus personnels, on n'y retrouve que très rarement matière à réflexion ou amusement. Le tout laisse le lecteur magistralement indifférent (parmi ces écrits, certains textes font référence à la nouvelle coiffure de l'auteure ou à ses activités hebdomadaires telles que la présence à un match de hockey). Donc, en plus de traiter de sujets dépourvus d'intérêt, l'angle utilisé est tout autant dépourvu d'intérêt.
Ce blogue sonne généralement vide... et faux.
Style: 2/5: La blogueuse Ze Nurse semble vouloir projetter l'image d'une personne en plein contrôle de ses moyens, soit une infirmière chevronnée qui en a vu d'autres. On dirait que ce blogue est écrit uniquement dans l'optique d'informer le lecteur sur les compétences de Ze Nurse quant au nursing ou le banal déroulement de ses semaines. Lorsque le ton devient plaignard, on a l'impression que Ze Nurse cherche uniquement à être consolée et non pas à exprimer clairement le fond de sa pensée.
Vocabulaire: 4/5: Ze Nurse emploie un vocabulaire correct et approprié à ses histoires.
Pertinence: 1/5: D'autres blogueurs du milieu de la santé sont allés beaucoup plus loin dans leur description de la réalité du système québécois. Bien qu'elle semble penser le contraire, Ze Nurse n'a aucune révélation à dévoiler à propos de quelque sujet que ce soit.
Note finale: 7/15 - non-recommandable
mercredi 24 mars 2010
Étude de cas: Homme cherche femme désespérément
Il est fascinant de constater que les lecteurs en redemandent toujours malgré le fait que ce type de blogues ait été surexploité par le passé (il semble toutefois que la proportion de blogues sur le célibat ait décru considérablement au cours des dernières années).
Le blogue "Homme cherche femme désespérément" en est un bon exemple. Patrick Duval se présente comme un serveur de restaurant, célibataire de 39 ans qui multiplie les rencontres avec le sexe opposé dans le but de rencontrer l'âme sœur avant d'atteindre la quarantaine. Advenant l'échec de l'entreprise, le blogueur se tournera vers les ordres religieux.
On devine que plusieurs des textes sont en fait de la pure fiction puisque le personnage décrit ses agissements comme ceux d'un adolescent attardé. De plus, le langage utilisé dénote une recherche du ridicule, ce qui nous laisse croire que Patrick Duval se dépeint de façon négative.
Il semble que ce blogue soit entretenu uniquement pour s'amuser, pour s'occuper pendant une période de célibat et, possiblement, pour attirer l'attention des gens sur une existence solitaire, à angoisser quant à la possibilité de finir sa vie seul.
Bien que l'originalité du sujet soit nulle, les textes sont souvent amusants, ce qui est un bon point en faveur de ce blogue. De plus, notons que Patrick Duval ne semble pas se prendre au sérieux ce qui confère au personnage une aura sympathique.
Style: 4/5: Le tout est traité avec humour et dérision. On a souvent l'impression que les aventures relatées par Patrick Duval sont de la pure fiction, toutefois, le personnage est amusant et a un talent certain pour raconter des histoires de manière divertissante.
Vocabulaire: 3/5: Le vocabulaire utilisé par Patrick Duval est acceptable. Un certain nombre de fautes sont parsemées tout au long des textes, ce qui rend la lecture parfois désagréable. Notons également l'utilisation un peu trop poussée des pléonasmes tels que "J'étais tout excité d'excitation" ou "elle pleurait des larmes" qui peuvent être drôles à la première lecture mais qui deviennent vite lassants. De plus, les termes crus axés sur la sexualité occupent une place de choix dans les récits de Patrick Duval. Un peu plus d'élégance ne ferait pas de tort.
Pertinence: 3/5: Comme c'était le cas il y a quelques années, il semble que certaines personnes voient dans le blogue un divertissement momentané pour s'occuper pendant la période creuse du célibat. Que ce soit pour occuper les longues soirées passées en solitaire ou pour s'attirer des admiratrices, le blogueur trouve un peu de réconfort dans son passe-temps. La pertinence d'un blogue sur le célibat est parfois justifiée mais on devine que le blogue disparaîtra lors du changement d'état civil de son auteur.
Total: 10/15 : recommandable
jeudi 18 mars 2010
Les blogues québécois, encore possible de s'y intéresser
Depuis mon absence, je ne considère pas que les changements de la blogosphère se sont faits pour le mieux. En fait, depuis les deux dernières années, le micro-environnement s'est muté en quelque chose de beaucoup moins dynamique et vivant qui, à mon avis, ne rivalise en aucun cas avec la blogosphère de 2007.
D'ailleurs, depuis mon dernier article, des tonnes de blogues sont disparus et plusieurs autres sont apparus. Quant à ceux qui sont demeurés, presque tous sont devenus de puissants somnifères. Le dynamisme et la couleur de la blogosphère québécoise se sont ternis au profit des outils Facebook et Twitter, bénéficiaires du pâlissement de leur cousin technologique.
Malgré ce déclin senti, au cours des derniers mois, j'ai recommencé à lire des blogues québécois et j'ai décidé de recommencer mes critiques... pour à tout le moins un petit moment.
mercredi 17 décembre 2008
Forte saignée des blogues
Mes études étant terminées depuis peu, j'ai décidé de me manifester ici à nouveau afin d'évaluer si des gens lisaient encore "Les blogs québécois".
vendredi 21 décembre 2007
Une mise à jour
Je quitte pour une session outre-Atlantique dans quelques jours. Je ne sais pas encore si j'aurai le temps de poursuivre mon oeuvre débutée ici. Peut-être me tournerai-je vers les blogues Français, qui sait? Si tel est le cas, parions que je n'aurai plus envie de traiter des blogues québécois étant donné le net écart entre le niveau de qualité des blogueurs d'ici et de là-bas.
Peut-être aussi terminerai-je certaines analyses inachevées des 2 ou 3 blogues qui mériteraient d'être publiées.
samedi 10 novembre 2007
Étude de cas: Les 4 pieds dans les plats
Ayant un style s'apparantant sous certaines facettes à celui du Voyou du Bayou (précédemment étudié), le blogueur Francis traite de tous les aspects de sa vie: relations personnelles, opinions, relations de travail et autres. L'originalité des sujets n'a donc rien de bien exceptionnel mais c'est dans l'angle utilisé que réside toute la force de ce blogueur.
Tel que mentionné en introduction, la plus grande force du blogueur est probablement sa maîtrise quant à l'art d'écrire une histoire bien ficellée. Garder le focus, rendre l'histoire fluide et agréable à lire sont là des principes régulièrement appliqués. Plusieurs gagneraient à s'en inspirer...
Quelques points négatifs se doivent d'être mentionnés. Tout d'abord, le blogueur Francis fait parfois preuve d'une prétention traitée sous le signe de l'humour mais qui dissimule sans doute une certaine réalité. Aussi, le vocabulaire utilisé gagnerait parfois à se débarrasser de certaines grossièretés inutiles et certains sarcasmes gratuits.
Toutefois, ces écarts n'alourdissent que rarement la lecture des textes et peuvent même, pour certains, ajouter du piquant à l'histoire.
Style: 4/5: Le style de Francis se démarque de celui du blogueur typique. Ne passant pas par quatre chemins pour exposer son point de vue, ses textes sont parsemés de sarcasmes et d'ironie et constituent une richesse pour la blogosphère québécoise ayant une forte carence en mots d'esprit.
Vocabulaire: 4/5: Le vocabulaire du blogueur est excellent. Les grossièretés inutiles devraient toutefois être laissées de côté.
Pertinence: 4/5: La pertinence d'un blog comme celui-ci ne peut être niée. Et mis à part quelques banalités, les réflexions de Francis sont souvent divertissantes.
Résultat total: 12/15 - recommandable
mardi 6 novembre 2007
Étude cas: Grande Dame
Il sera aujourd'hui question de Grande Dame, une blogueuse incarnant très bien le style de la blogueuse-mère-de-famille.
Se décrivant comme mère d'une famille nombreuse, Grande Dame profite de son blogue pour nous raconter "les aléas d'une jeune mère de famille nombreuse et autres impertinences". La dernière partie de l'énoncé reflète avec beaucoup de justesse la nature générale des écrits dispersés au sein de ce blogue. Il n'y a donc pas lieu ici de crier à la fausse représentation, il s'agit en effet d'impertinences.
Et que dire de la prétentieuse mention stipulant que "tous les textes du blogue de "Grande-Dame" sont la propriété exclusive de cette dernière...". Avons nous là devant les yeux une future prix Nobel?
Bien qu'il nous arrive d'esquisser un sourire ou de ressentir de la compassion à la lecture d'un texte de Grande Dame, la plupart du temps, les histoires racontées sont d'une banalité et d'un ennui remarquable. Certain(e)s pourraient être tentés à l'idée de s'incliner devant la richesse des textes. Ceux-là ont sans doute la fâcheuse manie de privilégier le contenant versus le contenu. Et il ne faudrait pas non plus passer sous silence la fréquence et la longueur des écrits souvent insoutenable pour le lecteur, à moins d'être un(e) inépuisable groupie.
Grande Dame détient un très large vocabulaire certes ainsi qu'une aisance particulière avec la composition littéraire. Par contre, le fait de maîtriser la langue française n'est pas un gage de savoir-faire pour rendre un blogue intéressant et varié. Une succession de grands mots rendant la lecture ardue ne compensera jamais pour le manque d'originalité d'un blogue qui ne s'adresse qu'aux mères de famille voulant se faire raconter des histoires par une autre mère de famille.
Style: 3/5: Le style de Grande Dame s'inspire de (ou a inspiré) bon nombre d'autres blogues relatifs à la maternité. Les histoires de rejetons y pullulent. Parfois, d'autres sujets sont abordés, mais l'on revient bien vite aux histoires familiales.
Vocabulaire: 3/5: Le vocabulaire est excellent. Toutefois, les tournures de phrase et la façon générale de raconter les histoires vont bien au-delà de ce que le client aurait pu demander. Beaucoup, beaucoup de détails et trop de verbiage pour ne pas dire grand chose. Un art dérivé des discours éléctoraux, dirait-on.
Pertinence: 2/5: La sauce n'a t-elle pas été étirée au maximum pour les blogues de mères de famille?
Résultat total: 8/15 - non-recommandable
samedi 20 octobre 2007
Étude de cas: Les Vieux Garçons
J'ai longtemps hésité avant de traiter du blogue des Vieux Garçons, car l'idée de m'exprimer sur ce blogue et d'en faire l'éloge me perturbait un peu. Le fait est que je ne vois dans ce blogue absolument aucun reproche envisageable.
La force des vieux garçons ne réside pas seulement dans la parfaite synergie entre les auteurs, Attrayan et Qu'àcelanEtienne, mais aussi en l'intégrité du thème de leur blogue qui demeure encore et toujours le même. Il s'agit simplement de deux colocs qui partagent la même passion: regarder le câble. Tout ce qu'ils nous partagent via leur vitrine, en quelque sorte leur univers clos, évolue autour de leur télévision.
Ne soyez pas dupes! L'approche est évidemment une comédie sagement élaborée. Nous avons affaire ici à des gens qui ont un sens approfondi du spectacle. Si on en croit les écrits, les vieux garçons n'aiment pas sortir de chez eux, la vie sociale cosmopolite normale les répugne et le travail, les filles et le sport ne font absolument pas partie de leurs préoccupations. Rien ne vaut mieux pour eux que de se prélasser sur un vieux fauteuil baptisé Magda, sagement installés devant leur télé HD à écouter le câble.Le fond, tout comme la forme des écrits de ce blogue transpirent le théâtre, mais malgré cette omniprésente sensation de fausseté, tout y est toujours traité de bon goût. Les propos parfois cyniques n'usent jamais de juron ni de méchanceté inutile envers quiconque, et réussissent tout de même à conserver une constante touche d'humour. De plus, le quotidien y est toujours traité de façon originale et imagée.
Style: 5/5
Pour leur style qui demeure envers et contre toute attente intègre au concept original, pour leur autodérision et pour leur effort soutenu d'une originalité hors du commun.
Vocabulaire: 5/5
Impeccable et toujours juste. Les bons mots sont utilisés dans les bons contextes tout en constituant un texte agréable à lire qui coule bien.
Pertinence: 5/5
Droite au but, tandis que la mission du blogue est de divertir ses visiteurs avec une satire de la vie de deux jeunes colocs de la métropole, transposant une vie de vieux garçons sur un média moderne rend le tout à la fois paradoxal et unique.
Résultat total: 15/15 - incontournable
vendredi 12 octobre 2007
Étude de cas: La souricière
Si l'on se réfère aux archives du blogue en question, on constate que le blogue de La Souris date de plus de trois ans, ce qui est digne de mention. En effet, dans un univers où le blogueur moyen peine à entretenir son inspiration plus d'une année, tous ceux qui ont une longévité de quelques années méritent sans doute que l'on s'attarde à leur blogue.
La Souris déclare par le biais de l'entête de son blogue : Une jeune auteure raconte ce qu'elle a vécu, ce qu'elle vit, ce qu'elle aurait pu vivre et ce qui ne s'est jamais produit... Piège ou réalité? À vous de deviner! Il y a donc à parier qu'une proportion appréciable des écrits qui se retrouvent sur son espace est issue de l'imagination de l'auteure. Ce n'est toutefois pas là un facteur influençant la qualité des écrits...
À la lecture de certains textes, on pourrait parfois être tenté d'associer La Souris à un être asocial, voire dysfonctionnel. Pourtant, lorsqu'on accorde un peu d'attention aux textes pondus, on découvre une jeune femme réfléchie, ayant eu sa part de problèmes. Parmi ceux-ci, nommons seulement ces tristes passages disséminés ça et là relativement au décès de la mère de la blogueuse.
Soulignons avec un peu de déception que le célibat est une fois de plus un sujet surexploité sur ce blogue. Toutefois, il l'est de façon intelligente, ce qui compense bien souvent pour le manque d'originalité de certains types d'écrits.
Style: 3/5
Le style de la Souris est intéressant, mais ne détonne pas particulièrement de la masse des blogueurs. Bien entendu, les points de vue exposés sont intéressants, mais nous ne sommes pas face à une blogueuse qui se démarque.
Vocabulaire: 4/5
Le vocabulaire utilisé est très bon. La Souris s'exprime avec justesse et précision en y allant d'un champ lexical adapté à la nature de ses écrits.
Pertinence: 4/5
Les écrits traitent assez régulièrement de la vie de célibataire, mais les réflexions sont presque toujours pertinentes et atteignent leur cible. Nous n'avons pas ici affaire à une blogueuse insipide.
Résultat total: 11/15 - recommandable
mardi 2 octobre 2007
Étude de cas: Brem Experience
En fait, Dominic Arpin n'a pas tout à fait sa place aux côtés des deux noms qui l'accompagnent dans la liste ci-haut. Il l'aurait plutôt aux côtés de Brem Experience, en tant que blogueur nous partageant régulièrement une foule d'informations suscitant chez nous un désintérêt bien senti.
Brem Experience, blogue dont la plus grande (et la seule?) richesse est de présenter une collection impressionnante de liens vers divers blogues francophones et anglophones, s'est révélé être le blogue le moins digne de cette appellation qu'il ait été donné d'analyser jusqu'à ce jour. Brem Experience est un blogue ne constituant en fait qu'une collection de vidéos éparses prises sur Youtube et présentées aux lecteurs dans le but plus ou moins réussi de les divertir. À consulter les statistiques de ce blogue sur Tout le Monde en Blogue, il y aurait lieu d'affirmer que le divertissement est réussi. Pourtant, les commentaires récoltés et le manque d'originalité de la chose nous laissent croire à un déréglement magistral des compteurs des sites de classement.
Style: 1/5
Le style de Brem est quasi inexistant. Dans la majorité des cas, un texte neutre accompagne une vidéo tirée du web. Y a-t-il là quelque chose qui se distingue d'une description de Youtube accompagnant une vidéo?
Vocabulaire: 4/5
Le vocabulaire utilisé est généralement très bon. Toutefois, les écrits sont succincts et les histoires bien ficelées et bien rendues sont fort rares au sein de ce blog.
Pertinence: 1/5
Quelle est la pertinence d'un blog qui constitue un collage de vidéos, présentés d'une façon encore moins intéressante que ce que DOA nous propose?
Résultat total: 6/15 - non recommandable
mardi 25 septembre 2007
Étude de cas: L'Ex
Relatant, il n'y a pas si longtemps, les récits de sa vie de célibataire, L'ex-blonde (qui ne semble plus nécessiter cette appellation par les temps qui courent) profite de son espace virtuel pour aborder les sujets qui lui apparaissent comme étant les plus marquants dans son existence. Marquants pour elle, pas toujours pour nous.
Tantôt, on a droit à une histoire de petite culotte souillée, tantôt, une histoire d'étudiante vomissant sur une porte de voiture. Il serait injuste d'être réducteur à ce point, mais en général, les histoires relatées sont d'ordre assez léger et sans une originalité particulière. Mais même si l'originalité n'est pas toujours au rendez-vous, la perspective de l'auteure de ce blog est pleine de saveur. En effet, on trouve presque toujours un petit clin d'oeil ou une mention particulière au cours de la lecture d'un texte de L'Ex. C'est probablement pour cela que L'Ex jouit d'une quantité appréciable de lecteurs et de commentateurs.
Le problème majeur de l'Ex est comparable d'une certaine façon à celui de Chocolyane (analysée auparavant). Il s'agit encore une fois des "abus" au niveau du vocabulaire. Parce que L'Ex utilise bien souvent un vocabulaire trop recherché qui n'apporte rien à l'histoire racontée. Les gens de mauvaise foi répliqueront qu'une histoire remplie de jurons n'est pas mieux. Je leur répondrai simplement qu'il y a moyen d'utiliser un langage convenable sans tomber dans l'excès.
La conséquence de ces abus au niveau du vocabulaire est que les histoires racontées perdent de leur naturel. Plusieurs récits semblent romancés à outrance et l'impression de véracité qui pourrait normalement en être retirée s'en trouve amoindrie.
Style: 4/5
La blogueuse L'Ex a un style axé sur l'auto-dérision. Toutefois, les histoires racontées sont parfois enfouies sous un crémage lexical abusif, ce qui enlève une impression de véracité aux écrits.
Vocabulaire: 4/5
Le vocabulaire utilisé est excellent. Toutefois, tel que stipulé précédemment, cette blogueuse utilise parfois un vocabulaire trop recherché. Les points accordés pour le vocabulaire tiennent compte autant des lacunes que des abus.
Pertinence: 3/5
L'angle emprunté par L'ex pour traiter de sujets divers est parfois intéressant, parfois plus laborieux. On ne peut pas dire que l'intérêt suscité à la lecture de l'Ex soit soutenu. Mais les bons moments surpassent les moments de désintérêt. Et la réflexion n'est jamais absente des écrits, ce qui fait en sorte que le lecteur à la recherche d'un peu de couleur y trouve souvent son compte.
Résultat total: 11/15 - recommandable
samedi 15 septembre 2007
Étude de cas: Le célibatorium
Un nouveau blogue ayant connu un départ fulgurant traite une fois de plus du sujet du célibat. Ce blogue est en fait un collectif de blogueurs célibataires. La blogueuse Optimistic, dont une étude de cas a été réalisée auparavant, fait partie de ce regroupement.
Exposant tous leur vécu de la même perspective, ces célibataires nous entraînent dans leur monde de désillusion, d'espoir, et surtout, de cheminement typique d'un célibataire qui préfère étaler ses états d'âme remplis d'amertume sur la blogosphère plutôt que de se prendre en main.
Certains textes sont intéressants. Parfois, un humour intelligent et une auto-dérision palpable ressortent des écrits. Mais en général, on a l'impression de relire la même histoire mille fois lue que ce soit sur la blogosphère ou chez le médecin, dans une revue à la disposition des patients.
Il se doit d'être admis que la formule du blogueur célibataire a été plus que surexploitée ces derniers temps. Il est donc irritant de constater que la formule perdure et qu'on étire la sauce ad nauseam. Plusieurs blogueurs semblent y trouver réconfort et/ou divertissement. Laissons leur le temps de réaliser qu'une formule a toujours tôt fait de s'épuiser.
Style: 3/5
Étant donné que ce blog expose des histoires de plusieurs blogueurs célibataires, le style est varié et dépend de l'auteur(e) du texte. Toutefois, une constante demeure, le malaise inhérent au célibat et au désir de sortir de cet état jugé non-recommandable. Certains auteurs sont accrocheurs, mais la plupart laissent indifférent de par leur perspective fade.
Vocabulaire: 4/5
Le vocabulaire utilisé est généralement très bon. Toutefois, comme les auteurs varient, une certaine inconsistance en ressort.
Pertinence: 1/5
La pertinence de ce blog est sans doute justifiée pour les auteurs qui semblent vouloir se consoler en ce qui a trait à leur triste existence. Toutefois, pour le lecteur à la recherche d'un blogue différent et innovateur, ce blogue n'a rien à apporter. Tel qu'exposé précédemment, il existe actuellement des dizaines de blogues québécois traitant de célibat. Le concept a été appliqué à toutes les sauces et ce ne sont pas une poignée d'auteurs différents qui vont ajouter quelque chose à ce sujet surexploité. La vie ne mérite t-elle d'être racontée que si l'on est célibataire?
Résultat total: 8/15 - non recommandable